Musée de l'ordre de la Libération

Lettre d'information | mars 2025

Chers amis de l’Ordre de la Libération, 

L’actualité, avec la volonté de réarmement de l’Europe, nous rappelle que le vieil adage romain « si vis pacem para bellum » est donc toujours pertinent. 

Mais si les armes sont indispensables, un homme politique athénien édictait, déjà quatre siècles avant Jésus-Christ, que « La force de la cité réside moins dans ses remparts et dans ses vaisseaux, que dans le caractère de ses citoyens ». 

Or, en juillet 2018 l’Ordre a reçu, du président de la République, une mission additionnelle et primordiale de développement de l’esprit de Défense chez nos jeunes compatriotes, en valorisant l’exemple de l’engagement des Compagnons de la Libération et des médaillés de la Résistance française. 

Depuis, tout en conservant les missions traditionnelles dévolues à l’Ordre, nous avons orienté et priorisé nos actions à ces fins. 

L’Ordre de la Libération : une boussole de citoyenneté et un incubateur d’esprit de Défense. 

Bonne lecture.

La rédaction.

© Musée de l'Ordre de la Libération

Inauguration d’un espace « Simone Michel-Lévy » à la DGSE.

Nicolas Lerner, directeur général de la DGSE, et le général Baptiste, délégué national de l’Ordre de la Libération inaugurant l'espace collectif au nom de Simone Michel-Lévy.
© DGSE

Le 7 mars, Nicolas Lerner, directeur général de la DGSE, et le général Baptiste, délégué national de l’Ordre de la Libération, ont baptisé un espace collectif de la DGSE au nom de Simone Michel-Lévy, résistante de la première heure au sein de l'administration des PTT, membre du BCRA et Compagnon de la Libération. 

Cette inauguration salue son engagement et rappelle le courage de ceux et celles qui ont combattu pour la liberté. Parmi les 1 038 Compagnons de la Libération, 174 étaient issus des rangs des services spéciaux, parmi lesquels 60 sont morts pendant la guerre, au combat ou en déportation.

L’Ordre de la Libération est honoré de voir la mémoire de Simone Michel-Lévy ainsi perpétuée au sein de la DGSE et de poursuivre un partenariat fondé sur la transmission de valeurs de la Résistance.

Discours du directeur général de la DGSE, Nicolas Lerner
© DGSE
Discours du délégué national de l'Ordre de la Libération, le général Baptiste
© DGSE
Plaque inaugurée en mémoire à Simone Michel-Lévy dans les locaux de la DGSE
© DGSE

Nouveauté ! Série de podcasts Compagnons de la Libération en partenariat avec Radio France

Série de podcasts Compagnons de la Libération
© Musée de l'Ordre de la Libération

Réalisée en partenariat avec France Culture et le label Savoirs + pour célébrer le 80e anniversaire de victoire des Alliés, cette mini-série présente les parcours de six Compagnons de la Libération représentatifs de la diversité des engagements durant la Seconde Guerre mondiale :

Léonel de Moustier, au nom de la République

Gustavo Camerini et Jean-Louis Jestin, au service de la France libre 

Simone Michel-Lévy, la double vie d’une patriote

Lazare Pytkowicz, la mort aux trousses

Pierre-Henri Clostermann, un As de l’aviation

Chaque épisode, raconté avec précision et émotion, associe au récit documents d’archives, témoignages et analyse historique pour faire revivre ces figures exemplaires. Passionnés d’histoire, curieux ou simples amateurs de podcast, branchez vos écouteurs et laissez-vous emporter par les voix du passé !  

Écrit par Aurélie Luneau et Jean Bulot, avec la participation de l’historien Vladimir Trouplin, directeur/conservateur du musée de l’Ordre de la Libération, cette série sera prochainement disponible sur notre site internet, sur le site et l'application Radio France et sur les principales plateformes d’écoute.

Remise du fonds d’archives privées relatif à Jacques Roumeguère, Compagnon de la Libération

La famille du Compagnon, Jacques Roumeguère avec le délégué national, le général Baptiste, le directeur-conservateur du musée, Vladimir Trouplin, et la responsable des archives, Roxane Ritter
© Musée de l'Ordre de la Libération

Le 19 mars, le musée de l’Ordre de la Libération a reçu un fonds d’archives privées consacré à Jacques Roumeguère, Compagnon de la Libération, remis par sa famille. 

Ses enfants, Pascal et Florence Roumeguère, ainsi que sa petite-fille, Laura Roumeguère, ont échangé avec le délégué national, le général Baptiste, le directeur-conservateur du musée, Vladimir Trouplin, et la responsable des archives, Roxane Ritter, sur le parcours et l’engagement du Compagnon. 

Dans ce fonds d’archives, figurent notamment : 

• Un carnet-journal manuscrit de l'année 1940 dans lequel Jacques Roumeguère a consigné quotidiennement ses impressions, notamment à bord du navire l'emmenant au large de Dakar puis au Cameroun, agrémenté de photographies prises à bord. 

• Des échanges épistolaires avec le Pr Jean François Muracciole, relatifs à son expérience de Français libre.

• Un classeur rassemblant divers documents retraçant son parcours : documents d'état civil, diplômes, états de services, décorations nominations et promotions, vicissitudes dans l'évolution de sa carrière, notation, bulletin de vote à son nom à l'élection législative de 1958, etc. 

Ces archives offrent un témoignage direct de l’engagement de Jacques Roumeguère dans la France libre et permettent de mieux comprendre son parcours, tant durant la guerre que dans sa carrière ultérieure.

Remise du prix Henri Écochard 2024

Mot d'accueil du général Baptiste, délégué national de l'Ordre de la Libération, pour l'ouverture de la remise du prix Ecochard 2024
© Didier Rousseau

La société des amis du musée de l'Ordre de la Libération a remis le 20 mars, pour la troisième année consécutive, le prix Henri Ecochard à la chancellerie de l'Ordre de la Libération. 

Ce prix Henri Écochard est destiné à récompenser un mémoire de Master 2 relatif à la Résistance française (extérieure et intérieure) et à la déportation de répression (1940-1945). 

Pour cette troisième édition, le prix 2024 récompense monsieur Tanguy Kerzerho pour son mémoire « Les Sénans des Forces françaises libres - Engagement, combat et après-guerre » sous la direction du Pr Guillaume Piketty.

Retrouvez plus d’informations dans la rubrique SAMOL

Visite de l'exposition Un exil combattant. Les artistes et la France 1939-1945

© Musée de l'Ordre de la Libération

Le 18 mars, une partie des personnels de l'Ordre de la Libération a pu découvrir, sous la conduite des commissaires scientifiques, Sylvie Le Ray-Burimi et Vincent Giraudier, l'exposition « Un exil combattant. Les artistes et la France 1939-1945 » actuellement présentée au musée de l’Armée. Cette exposition de haute qualité s'inscrit dans le cadre des commémorations nationales des 80 ans de la Libération. Elle aborde la question - jusqu’alors largement inédite - du combat culturel mené de l’extérieur de la France et sur tous les continents, par les artistes français et étrangers au profit de la France libre. Par l’écrit, les arts graphique et plastique, la musique, le cinéma, la communication sous toutes ses formes, c’est l’esprit de la France au combat pour sa libération que donne à voir cette magnifique exposition au profit de laquelle le musée de l'Ordre de la Libération a prêté vingt-cinq de ses œuvres.

Cette exposition est ouverte au public jusqu’au 22 juin 2025.

L’Ordre de la Libération au grand salon de la généalogie

Philippe Goujon, maire du XVe arrondissement, a tenu à remercier l’Ordre de la Libération pour sa première participation à ce salon.
© Mairie du XVe arrondissement de Paris

Les 13 et 14 mars, à l’invitation des éditions Archives & Culture et de sa directrice Marie-Odile Mergnac, l’Ordre de la Libération a tenu un stand lors du salon de la généalogie, organisé à la mairie du XVe arrondissement de Paris.

L’Ordre a présenté ses ressources documentaires, ses fonds d’archives utiles aux généalogistes et son offre pédagogique. Roxane Ritter, archiviste de l’Ordre de la Libération, et Fabrice Bourrée, responsable du service de la médaille de la Résistance, ont également renseigné les visiteurs venus très nombreux sur notre stand, sur les sources à consulter pour retracer le parcours d’un résistant ou d’un Français libre.

Certaines associations ou revues de généalogie se sont faits, depuis 2023, le relai de notre collecte nationale d’archives sur les titulaires de la médaille de la Résistance française, avec des résultats positifs.

Parce qu’un musée d’histoire contemporaine est constitué d’objets qui témoignent que « l’histoire a eu lieu » mais également d’archives et de photographies sans lesquelles la contextualisation est impossible, parce que le musée de l’Ordre détient aussi dans ces domaines des collections d’une grande richesse, il nous a semblé intéressant d’élargir désormais à ces trois domaines la rubrique de « L’objet du mois », en laissant à ceux qui en ont la charge directe le soin de les choisir et de les commenter. 

Dans le but de valoriser ses collections et d’accroitre son rayonnement, le musée de l’Ordre de la Libération met progressivement en ligne ses collections sur le site internet de l’Ordre.

L'objet du mois par Lionel Dardenne, assistant de conservation

Sabre d'officier japonais (shin gunto)

Il y a 80 ans, le 9 mars 1945, l’armée impériale japonaise s’empare de toute l’Indochine française. Cinq mois avant sa capitulation, dans une situation militaire critique, le Japon élimine l’administration coloniale pour empêcher que les Alliés n’occupent l’Indochine. Les garnisons françaises sont attaquées par surprise et plusieurs officiers administrateurs et officiers français sont exécutés. 

Ce sabre shin guto a été remis à madame Gautier par le haut commandement britannique chargé de recevoir la reddition japonaise en Indochine du sud, en mémoire de son mari Henri Gautier, torturé et exécuté par les Japonais. Henri Gautier appartenait au réseau de renseignement Giraud-Lan. Il est médaillé de la Résistance française. 

Les shin guto sont des armes et insignes de rang utilisés par l’armée impériale japonaise de 1935 à 1945. En réaction à la modernisation jugée trop occidentale de l’armée, ces nouveaux sabres sont inspirés des tachi traditionnels, légèrement plus longs et plus courbés que les célèbres katanas. Outre qu’ils sont un symbole des traditions de l’armée impériale japonaise, embarqués notamment par les kamikazes pour leur dernière mission, ces sabres ne sont pas uniquement des armes d’apparat. Ils sont également utilisés au combat ou pour exécuter les civils et militaires ennemis. 

Musée de l’Ordre de la Libération - Don de Madame Gautier - N° d’inventaire : N2990

Sabre d'officier japonais (shin gunto)
© Musée de l'Ordre de la Libération

La photographie du mois par Béatrice Parrain, responsable des collections photographiques

Ces deux photographies font partie d’un important fonds iconographique donné par monsieur Éric Segonne en avril 2024. Il couvre la totalité de la vie de son oncle, Henry Bouquillard, et nous permet de découvrir différentes facettes de ce Compagnon. 

Passionné d’aviation, Henry Bouquillard (1908-1941) entre dans l’aviation civile dans l’équipe de Maryse Bastié, dans les années 30. Il obtient son brevet de pilote militaire en juillet 1938. Profondément affecté par la signature de l’armistice, il embarque en fraude à Casablanca sur un cargo anglais rapatriant des troupes polonaises. Après une escale à Gibraltar, il parvient le 17 juillet 1940 à Glasgow où il s’engage dans les Forces françaises libres. Le 1er octobre 1940, l’adjudant Bouquillard entre au 249 Squadron avec lequel il prend part à la Bataille d’Angleterre. 

La Bataille d’Angleterre oppose, de juillet à octobre 1940, la Royal Air Force (RAF) à la Luftwaffe allemande. Des pilotes de nationalités différentes vont se battre aux côtés des Britanniques pour contrer la volonté de conquête du ciel anglais par les Allemands, prélude indispensable à un débarquement. Sur 2 937 aviateurs, 2 342 sont britanniques et 13 français. Le Premier ministre britannique, Winston Churchill, a d’ailleurs prononcé la phrase suivante « Jamais tant de gens n’ont dû autant à si peu » (« Never was so much owed by so many to so few ») le 20 août 1940 qui fait référence aux efforts de ces pilotes. 

La météo très mauvaise de ces premiers jours d’octobre empêche les aviateurs de voler en opérations. Ils en profitent pour sortir et se détendre comme en témoigne cette photographie. Ces moments de camaraderie et d’amusement sont essentiels en temps de guerre. En effet, confrontés quotidiennement aux dangers, ils profitent de ce que pourraient être leurs derniers instants.

Moment de détente au restaurant pendant la bataille d’Angleterre au 249 Squadron à North Weald, près de Londres, le 6 octobre 1940. De gauche à droite : John Bentley Beard (à genoux), le serveur (avec la bouteille), Wally Evans, Dusty Mills, George Stroud et Henry Bouquillard (Compagnon de la Libération).
© Musée de l'Ordre de la Libération

L'archive du mois par Roxane Ritter, responsable des archives et de la bibliothèque

Ce poème anonyme parfois intitulé « hymne à Hitler », « collaboration », « ode à la collaboration » ou encore « L’an 1 de la collaboration » circule en France pendant la première année de l'Occupation. Composé d’alexandrins, il s'agit en réalité de vers brisés qui cachent un autre texte. Pour découvrir le sens caché de ces vers, il faut partager chaque vers en deux phrases de 6 pieds, et lire d'abord la colonne de gauche puis la colonne de droite. Ainsi lu, il fait l’éloge des Anglais (« L’éternelle Angleterre », « boys navigateurs », « peuple d’outremer »), qui sont en 1940-1941 les seuls occidentaux à combattre encore les Allemands et incarnent l’espoir d’une libération. L’auteur s’inspire d’un texte du XIXe siècle à double lecture royaliste/bonapartiste et de la tradition des « fausses professions de foi », à double lecture.

Aimons et admirons l’Angleterre éternelle 

Maudissons, écrasons le nazi, sur la terre, 

Soyons donc le soutien de ces navigateurs, 

À eux seuls, appartient l'honneur d'être vainqueur 

Le chancelier Hitler est indigne de vivre 

Ce peuple d’outremer sera seul à survivre 

Du Führer allemand broyons la race maudite 

Ce juste châtiment répond au vrai mérite.

Que vive à tout jamais l’empereur des Français 

La famille royale est indigne de vivre : 

Oublions désormais la race des Capets, 

La race impériale doit seule lui survivre ! 

Soyons donc le soutien de ce Napoléon, 

Du comte de Chambord chassons l’âme hypocrite. 

C’est à lui qu’appartient cette punition 

La raison du plus fort a son juste mérite.

Tract « L’an 1 de la collaboration »
© Musée de l'Ordre de la Libération

En mars, près de 1 000 personnes ont bénéficié des médiations de notre service dont 845 scolaires. Les groupes scolaires sont toujours aussi nombreux à participer à l’atelier « Résistance et récits radiophoniques » et à la visite guidée sur le thème 2024-2025 du CNRD. Mais ce mois-ci, c’est la visite guidée sur l’engagement des jeunes dans la Résistance qui a suscité le plus d’intérêt.

La mission locale de Martinique 

Visite guidée du musée des jeunes de la mission locale de Martinique avec une médiatrice du musée, Emma Pollo
© Musée de l'Ordre de la Libération

A l’occasion d’un voyage en partenariat avec la mission locale de Paris, les jeunes de la mission locale de Martinique ont découvert des institutions horticoles et agricoles dans le cadre de leur projet professionnel mais aussi des institutions culturelles. En tant que partenaire de longue date, la mission locale de Paris a choisi de leur faire découvrir notre musée et les Compagnons de la Libération à travers notre atelier « Résistance et récits radiophoniques ». Au cours de la journée, une dizaine de jeunes Martiniquais ont eu plaisir à explorer le parcours des Compagnons en visite guidée puis ils ont pris les micros l’après-midi pour enregistrer une émission sur Henri Fertet et Berty Albrecht.

Le hors-les-murs dans les hôpitaux de l’AP-HP Assistance Publique-Hôpitaux de Paris) :

Présentation des objets du musée lors des visites hors-les-murs dans les hôpitaux de l’AP-HP
© Musée de l'Ordre de la Libération

Ce mois-ci, les médiatrices se sont rendues aux hôpitaux Pompidou et Cochin pour proposer aux patients de découvrir des parcours d’engagement de femmes dans la Résistance. À l’aide de photos, de tracts, de médailles et d’objets, ils ont pu notamment découvrir Berty Albrecht, Compagnon de la Libération et Lise London, médaillée de la Résistance française.

Visite théâtralisée pour les scolaires

Visite théâtralisée avec les jeunes de la Mission Locale de Paris et les comédiens de la Compagnie Ankreation
© Musée de l'Ordre de la Libération

Deux représentations de visites théâtralisées de la Compagnie Ankréation ont été présenté le 28 mars. A cette occasion une vingtaine de jeunes de la Mission locale de Paris a découvert le parcours de certains Compagnons lors d’une visite guidée avec une médiatrice. L’après-midi, les comédiens ont interprété ces Compagnons pendant leur visite théâtralisée. 

Un des jeunes nous a confié : « J’ai beaucoup aimé le fait de découvrir la vie et les objets des Compagnons puis de les voir s’incarner devant moi grâce aux comédiens ». 

Et un autre nous raconte : « J’ai été très touché de voir ces comédiens interpréter des Compagnons et de pouvoir jouer avec eux pendant la visite puis de leur parler à l’issue de leur représentation ».

Retour sur la visite chantée 

Visite guidée et chantée avec Sima Ouahman, soprano de l'Académie de l'Opéra national de Paris et Emma Pollo, médiatrice culturelle
© Musée de l'Ordre de la Libération

Samedi 15 mars, les visiteurs ont pu découvrir pour la première fois le musée grâce à une visite immersive mêlant chants de la Résistance et explications historiques. Cette visite à deux voix, celle d’une chanteuse soprano de l’académie de l’Opéra de Paris et celle d’une médiatrice du musée, a plongé les visiteurs dans l’atmosphère de la clandestinité de la Résistance, dans la liesse parisienne de la Libération mais aussi dans la terrible épreuve de la déportation. 

Ces visiteurs témoignent : 

« Une très belle 1ère fois. Continuez, j'attends déjà la prochaine » 

« Un superbe hommage à ceux qui ont combattu et permis que la barbarie nazie s’arrête. Visite très émouvante. » 

Ne manquez pas la prochaine représentation, le 6 avril 2025 ! Information et inscription en cliquant ici.

Interprétation de la chanson "La rose et le réséda" par Sima Ouahamn, soprano à l'Académie de l'Opéra national de Paris, lors de la visite chantée à deux voix, accompagnée par Emma Pollo, médiatrice culturelle
© Musée de l'Ordre de la Libération
Interprétation de la chanson "Fleur de Paris" par Sima Ouahamn, soprano à l'Académie de l'Opéra national de Paris, lors de la visite chantée à deux voix, accompagnée par Emma Pollo, médiatrice culturelle
© Musée de l'Ordre de la Libération
Visite guidée par Emma Pollo, médiatrice culturelle, lors de la visite chantée à deux voix, accompagnée par l'interprétation du "Chant des partisans" par Sima Ouahamn, soprano à l'Académie de l'Opéra national de Paris
© Musée de l'Ordre de la Libération
Interprétation du "Chant des marais" par Sima Ouahamn, soprano à l'Académie de l'Opéra national de Paris, lors de la visite chantée à deux voix, accompagnée par Emma Pollo, médiatrice culturelle
© Musée de l'Ordre de la Libération

Retour sur la soirée culturelle du mois

Soirée culturelle - table ronde avec les comédiens de la troupe Ankréation qui écrivent et interprètent les visites théâtralisées du musée.
© Musée de l'Ordre de la Libération

La soirée culturelle du musée de l’Ordre de la Libération du 27 mars était dédiée aux comédiens de la troupe Ankréation qui écrivent et interprètent les visites théâtralisées du musée, avec comme thème « Comment interpréter des personnages historiques dans un musée ? »

Lors d’une table ronde animée par Emma Pollo, médiatrice culturelle du musée, les comédiens ont partagé leur approche du jeu théâtral dans un musée. Ils ont évoqué leur travail d’interprétation, la mise en scène et la manière dont ils donnent vie aux figures historiques, les Compagnons de la Libération. S'en est suivi un échange de questions/réponses avec les personnes présentes et en ligne.

Retrouvez le témoignage de Xavier Depoix, Ambre Kuropatwa et Nicolas Dereatti sur notre chaîne Youtube

© Musée de l'Ordre de la Libération

Les partenariats au service de la médaille de la Résistance française

Quelques partenaires du service de la médaille de la Résistance française
© Musée de l'Ordre de la Libération

Afin d’enrichir la base de données et les dossiers nominatifs des médaillés de la Résistance, l’Ordre de la Libération a souhaité développer des partenariats avec des institutions ou associations œuvrant dans le domaine mémoriel.

C’est ainsi que des conventions de coopération ont été signées, depuis 2023, avec l’association nationale pour la mémoire des résistants emprisonnés à Eysses, l’amicale des maquis de Vabre et avec le mémorial des déportés de la Mayenne, le musée départemental de la Résistance et de la Déportation du Loiret, le musée du Barreau de Paris et le Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon. 

En ce début d’année 2025, une convention a été signée avec le musée de la Résistance et de la Déportation de Tarbes. 

Le 18 février, une réunion de travail s’est tenue à la chancellerie avec l’équipe du service archives de l’AP-HP avec là aussi pour objectif de mettre en place un partenariat permettant un échange d’archives, photographies ou informations sur les titulaires de la médaille de la Résistance française en vue de la réalisation d’un mémorial des morts pour la France de l’AP-HP. 

Les partenariats signés en 2023 et 2024 nous ont déjà permis de récolter de nombreux éléments (archives, photographies…) sur des médaillés de la Résistance.

Remise du Prix Écochard le 20 mars 2025

Monsieur Philippe Radal, président de la SAMOL et François Broche, président du jury remettant le chèque à Tanguy Kerzerho, lauréat du prix Ecochard 2024
© Didier Rousseau

La SAMOL a institué en 2022 un prix portant le nom d'Henri Écochard, afin de perpétuer le souvenir de ce Français libre de la première heure, grand ami et soutien de l'association et du musée de l'Ordre. 

Ce prix récompense un mémoire de Master 2 relatif à la Résistance française et à la déportation de répression de 1940 à 1945. 

Pour sa troisième édition, le prix a récompensé monsieur Tanguy Kerzerho pour son mémoire "Les Sénans des Forces françaises libres - Engagement, combat et après-guerre". Le lauréat a été distingué dans les locaux de la chancellerie le 20 mars 2025. 

Après les interventions du général Baptiste, délégué national, et de Philippe Radal, président de la SAMOL, François Broche, président du jury, a résumé le travail de M. Kerzerho, en soulignant la qualité du mémoire, très exhaustif et parfaitement bien documenté. Ce travail apporte sur les combattants volontaires de l'île de Sein un éclairage nouveau, notamment dans leurs conditions de ralliement à Londres, celles de leurs arrivées en Grande-Bretagne, puis la guerre les modalités de leur retour sur l'île. 

Le lauréat a pris la parole pour remercier la SAMOL, les membres du jury et son directeur de mémoire, monsieur Guillaume Piketty, professeur d'histoire contemporaine à Sciences Po Paris. 

Un chèque de 1000€ a concrétisé l'attribution du prix, avant qu'un cocktail ne rassemble autour du lauréat les participants à ce temps fort de la soirée, dont monsieur Cyril Écochard, fils du héros de la France libre.

Discours de monsieur Tanguy Kerzerho, lauréat du prix Écochard 2024
© Didier Rousseau
Assemblée lors de la remise du prix Ecochard 2024
© Didier Rousseau
Discours de monsieur Philippe Radal, président de la SAMOL
© Didier Rousseau
Discours de monsieur François Broche, président du prix Ecochard
© Didier Rousseau
© Musée de l'Ordre de la Libération

Visite et atelier des élèves du collège La Pajotterie de Chateauneuf-en-Thymerais au musée de l'Ordre de la Libération 

Atelier radio par les élèves du collègue de La Pajotterie au musée de l'Ordre de la Libération
© AFCL

Accueillies par Jean-Paul Neuville, président de l’AFCL, deux classes du collège La Pajotterie de Chateauneuf-en-Thymerais (Eure-et-Loir) ont visité le musée et suivi l’atelier radio le 25 février, animé par les médiatrices de l'Ordre, dans le cadre d’une convention avec l’Ordre de la Libération.

Deux collégiens apportent leur témoignage sur cette visite :

1) Quels sont vos ressentis lors de cette visite ? 

Clara Desmarres : « Je suis plus sensible à tout ce qui s’est déroulé lors des combats terrestres et je reste impressionnée par le courage de ces personnes parfois très jeunes. J’ai aussi trouvé que les guides ont très bien su nous immerger dans le vécu de chaque compagnon. » 

Maël Allard : « J’avais l’impression de vivre une époque à part : j’étais comme immergé dans un autre monde qui pourtant est l’ancêtre du nôtre.»

2) Qu’avez-vous pensé du musée ? 

Clara Desmarres : « J’ai trouvé que le musée faisait découvrir de nombreuses choses notamment à travers les objets ayant appartenu aux combattants. Chaque vitrine est une occasion de comprendre la grande Histoire à travers la petite. » 

Maël Allard : « J’ai beaucoup aimé le musée car il redonne vie à des personnes qui parfois ont sacrifié jusqu’à leur identité pour leur patrie. Je trouve qu’il fait passer un message important pour notre futur et nous rappelle qu’il faut savoir entretenir la flamme du souvenir. »

3) Que représentent pour vous les Compagnons ? 

Clara Desmarres : « Pour moi, les Compagnons représentent la France car ils se sont battus pour eux mais aussi pour nous. Ils ont fait passer leur pays avant leur vie. » 

Maël Allard : « Je connaissais déjà la Résistance mais j’ai découvert les Compagnons à cette occasion : je trouve intéressant de la part du général de Gaulle d’avoir voulu distinguer « un corps d’élite » dans les forces vives de la nation. Il me semble normal que des hommes, femmes et villes soient distingués et honorés par tous ceux qui sont libres grâce à leur courage. »

4) Pourquoi avoir choisi ce sujet pour votre oral du brevet ?

Clara Desmarres : « J’ai choisi cette thématique car j’ai aimé découvrir des Compagnons qui ont joué un rôle pendant cette période trouble. De plus, ce sujet est particulièrement touchant car il nous renvoie à notre propre monde plein d’incertitude : aurons-nous le même courage ? »

Maël Allard : « C’est un sujet qui me passionne depuis longtemps et je crois que nous ne sommes pas assez sensibilisés à l’importance du devoir citoyen à l’école. Grâce à ce projet, j’ai pu montrer que j’étais autre chose qu’un simple collégien mais aussi un citoyen conscient de ses droits et de ses devoirs. »

Conseil lecture : La vie quotidienne sous l'Occupation de Dominique Veillon

Couverture du livre : La vie quotidienne sous l'Occupation de Dominique Veillon
© Éditions Eyrolles

Le musée de l'Ordre de la Libération s’est associé au dernier ouvrage de l’historienne Dominique Veillon qui vient de paraître aux éditions Eyrolles. Dans ce livre richement illustré et pour lequel les collections du musée ont été largement sollicitées, l’auteur s’appuie sur une sélection de 50 objets emblématiques qui nous replongent dans le quotidien des Français de 1940 à 1945. 

Des objets pour comprendre le traumatisme d’une défaite aussi inattendue que brutale qui met à mal jusqu’aux ressorts les plus profonds de la vie politique, militaire et sociale d’une IIIe République immédiatement remplacée par l’État français ; des objets pour mesurer le poids d’une France désormais à l’heure nazie ; des objets pour appréhender les difficultés d’une vie quotidienne bouleversée par l’Occupation et le pillage de la France par l’Allemagne. Des objets pour symboliser le refus de la défaite qui naît progressivement et se développe pour former la Résistance ; des objets, enfin, pour incarner l’incroyable ferveur de la Libération au terme de quatre années de brimades et d’humiliations. 

Avec "La vie quotidienne sous l'Occupation", préfacé par Vladimir Trouplin, directeur-conservateur du musée de l'Ordre de la Libération, Dominique Veillon nous livre une synthèse complète et riche, à la fois accessible à tous et érudite, et dont on ne peut que souhaiter qu’elle trouve le plus largement possible son public. 

Dominique Veillon, directrice de recherches honoraire au CNRS, spécialiste de Résistance et de la Vie quotidienne durant les années sombres, est également membre de la commission nationale de la médaille de la Résistance française.

Soirée culturelle d’avril : Les frères d’Astier de La Vigerie, Français libres

© Musée de l'Ordre de la Libération

Le 10 avril à 19h, la soirée culturelle sera consacrée à la présentation du livre Les frères d’Astier de La Vigerie, Français libres, publié aux éditions Tallandier. L'auteur, Emmanuel Rondeau, partagera avec le public ses recherches et ses réflexions sur cette phratrie hors du commun.

Son livre retrace les parcours croisés des trois frères d’Astier : François, Henri et Emmanuel. Tous trois Compagnons de la Libération, ils ont marqué l'histoire par leur courage et leur engagement dans la lutte pour la liberté. 

Pour vous inscrire, cliquez ici

Pour ceux qui souhaitent suivre la conférence à distance : 

Sur YouTube en direct : Rendez-vous sur la chaîne YouTube de l’Ordre pour suivre la conférence en direct ! (Il n'est pas nécessaire d'avoir un compte sur YouTube pour suivre la conférence.)

Soirée culturelle de mai : « La fin des camps de concentration nazis et le retour des déportés en France (1945) »

© Musée de l'Ordre de la Libération

Le 22 mai à 19h, la soirée culturelle du mois débutera par une conférence de l’historien Laurent Thiery, intitulée « La fin des camps de concentration nazis et le retour des déportés en France (1945) ». Puis, s’en suivra une visite guidée de l’espace permanent du musée dédié à la déportation de répression par une médiatrice culturelle, Emma Pollo. 

À l’occasion de cette soirée des amis du musée de l’Ordre de la Libération, leur dernier ouvrage récemment édité et dédié à la déportation de répression dans les collections du musée sera disponible à l'achat.

Pour vous inscrire, cliquez ici

Pour ceux qui souhaitent suivre la conférence à distance : 

Sur YouTube en direct : Rendez-vous sur la chaîne YouTube de l’Ordre pour suivre la conférence en direct ! (Il n'est pas nécessaire d'avoir un compte sur YouTube pour suivre la conférence)

Quand l’Histoire se chante !

© Musée de l'Ordre de la Libération

Venez découvrir cette nouvelle visite guidée du musée de l'Ordre de la Libération à deux voix : celle d'une chanteuse soprano de l'Académie de l'Opéra national de Paris et celle d'une médiatrice culturelle du musée. 

Parcourez le musée et plongez dans une expérience immersive entre musique et Histoire en famille (à partir de 8 ans) ou entre amis. 

Chaque note et chaque mot retracent les parcours héroïques des Compagnons de la Libération. 

Prochaine représentation, le 6 avril 2025 !

Information et inscription en cliquant ici.

Le 27 avril à 15h au musée de l’Ordre de la Libération, réservez vite votre place !

© Musée de l'Ordre de la Libération

Visite théâtralisée avec de nouvelles figures de la Résistance intérieure et de la France libre. Les visiteurs sont guidés par des comédiens incarnant des Compagnons de la Libération et des médaillés de la Résistance française, et sont sensibilisés aux parcours de ces femmes et de ces hommes qui se sont battus pour la liberté. 

Plus d’informations et inscriptions en cliquant ici

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