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Robert de Roux
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Robert de Roux est né
le 5 novembre 1899 à Sennecé-Lès-Macon en Saône-et-Loire.
Engagé volontaire en
1917, il sert au 55e Régiment d'infanterie,
suit les cours d'élèves aspirants et monte en
ligne comme chef de section en février 1918.
Blessé
par balle et éclat d'obus le 9 août 1918 dans
la Somme, il est hospitalisé pendant de long mois.
Il choisit de rester dans l'Armée
et prend part en 1919 à la mission Weygand en Pologne
et a pour capitaine Charles
de Gaulle.
En 1920, Robert de Roux entre
à l'Ecole d'élève officier d'active de Saint-Maixent.
Sorti major en 1921, il choisit de servir dans la Coloniale
et est affecté comme sous-lieutenant puis comme lieutenant
dans différentes unités coloniales.
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Robert de Roux
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Après un séjour en Indochine, (1922-1925), il sert successivement au Maroc, en Algérie et au Dahomey (1925-1928) puis de nouveau au Maroc (1929-1932) où il se distingue.
De 1932 à 1934, de retour en métropole, il est professeur adjoint de tactique à Saint-Maixent.
En septembre 1934 le capitaine de
Roux devient commandant militaire du Togo
A la veille de la guerre, il administre
une région clé de l'Oubangui-Chari, celle de Bouar,
entre le Tchad et le Cameroun.
En septembre 1939, le capitaine de
Roux reçoit le commandement du Bataillon de Tirailleurs Sénégalais
de l'Oubangui-Chari, unité rapidement dissoute. L'annonce
de l'armistice choque profondément de Roux qui, dès
juillet 1940, à Bouar, rallie civils et militaires à
la cause de la France libre. Le 28 août 1940, l'Oubangui-Chari
proclame officiellement son ralliement au général
de Gaulle.
Promu chef de bataillon, de Roux
se voit confier une double mission : il doit réorganiser
le commandement territorial de l'Oubangui-Chari et former et entraîner
un Bataillon de marche apte au combat. En novembre 1940, le Bataillon
de marche n°2, avec ses 800 volontaires, est opérationnel.
Le BM 2 débarque à Suez
le 23 avril 1941 et part s'entraîner en Palestine où,
le 26 mai 1941, à Qastina, le général de Gaulle
le passe en revue pour la première fois avec l'ensemble des
forces terrestres FFL d'Afrique.
En juin, l'unité du commandant
de Roux participe à la campagne de Syrie et entre à
Alep le 6 août 1941. Promu lieutenant-colonel, de Roux reçoit
aussi les fonctions de commandant militaire des territoires de Nord-Syrie.
Il passe le commandement du BM 2 au capitaine Henri
Amiel.
En octobre 1941, il prend la tête
de la 2e Demi-brigade coloniale (2e DBC) formée
par le BM 2 et le Bataillon
du Pacifique. Son unité prend part à la campagne
de Libye (Tobrouk - Halfaya) et stationne, dès février
1942, à Bir-Hakeim avec la 1ère Brigade française
libre ; le 26 mai 1942, les Allemands attaquent et la 2e DBC tient sa place avec courage et efficacité jusqu'à
la sortie de vive force du 11 juin 1942. Le lieutenant-colonel de
Roux organise l'évacuation et la retraite à pied de
son unité jusqu'à El Alamein.
Le 28 août 1942, alors qu'il
se rend du Caire à Beyrouth pour y recevoir la Croix
de la Libération des mains du général de
Gaulle, son avion, pris dans un brouillard d'une extrême densité,
s'écrase sur un sommet près du petit village d'Aajeltoun
au Liban.
Le lendemain, le général
de Gaulle épingle la Croix de la Libération sur le
fanion du BM 2 et, le 30 août, sur le drapeau qui recouvre
le cercueil du lieutenant-colonel Robert de Roux, lors de ses obsèques.
Il a été inhumé au cimetière militaire
de Beyrouth.
Chevalier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 9 septembre
1942
Croix de Guerre 14/18 (2 citations)
Croix de Guerre des TOE avec étoile d'argent
Médaille Interalliée dite de la Victoire
Médaille commémorative de la Grande Guerre
Dernière mise à jour : le 4 mars
2013
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