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Yvon Morandat
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Alias : " Léo "
et " Arnolphe "
Yvon Morandat est né
le 25 décembre 1913 à Buellas dans l'Ain dans
une famille de petits agriculteurs.
Après le certificat d'études,
il est successivement valet de ferme, commis dans une quincaillerie
de Buellas et vendeur dans un grand magasin de Chambéry.
C'est là qu'il découvre le syndicalisme et qu'il
devient, dès 1937, secrétaire général
des Syndicats Chrétiens de la Savoie.
Mobilisé en 1939 dans
les chasseurs alpins, il est volontaire pour l'expédition
de Norvège de mai 1940.
De retour de Narvik, il prend
part aux derniers combats de Bretagne avant d'être évacué
avec son unité en Angleterre, le 18 juin 1940. |

Yvon Morandat |
Parmi les premiers volontaires
à s'engager dans les Forces Françaises Libres,
il est attaché au cabinet du général de Gaulle qui lui
propose de rester en Grande Bretagne pour parler à
la Radio. Yvon Morandat répond qu'il souhaite continuer à se battre dans l'Infanterie et le général de Gaulle lui demande alors de repartir pour la France afin de prendre contact en son nom avec les organisations de résistance naissantes.
Il accepte sur-le-champ et, après
un stage en Ecosse, est parachuté dans la nuit du 6 au 7
novembre 1941, à une vingtaine de kilomètres de Toulouse.
Dès son arrivée, il
prend contact avec des syndicalistes CGT et CFTC de la région
et assure ensuite les même liaisons à Marseille, Clermont-Ferrand,
Montluçon et Lyon. Il prépare ainsi l'arrivée
de Jean Moulin qu'il rencontre pour la première
fois en janvier 1942, à Valence. Il continue, auprès
de lui, sa tâche de coordination et lui facilite les contacts
avec les milieux syndicalistes et politiques.
Il participe aussi au lancement du
mouvement "Libération" et à la fondation
du "Mouvement Ouvrier Français" ; il aide également
le Comité d'Action Socialiste et prend part à l'impression
du premier numéro clandestin du journal Le Populaire.
Membre du Comité Directeur
de "Libération", Yvon Morandat poursuit son action,
reconnaît des terrains de parachutage, met sur pied un bureau
d'information et de presse (BIP), organise des liaisons les plus
diverses avec Londres où il est rappelé, en novembre
1942, après avoir été condamné à
mort par contumace.
Il devient le collaborateur d'André
Philip, puis sert brièvement en qualité de lieutenant
au 1er Bataillon de Parachutistes français, avant d'être
désigné comme le plus jeune membre de l'Assemblée
Consultative Provisoire d'Alger.
Il demande bientôt à
retourner en France où il est parachuté de nouveau,
le 29 janvier 1944, sous le pseudonyme d'"Arnolphe", dans
la Drôme. Assurant toujours la liaison avec les syndicats
et les partis, il devient un des principaux adjoints d'Alexandre
Parodi, Délégué Général du
GPRF pour la Résistance. Il prépare avec lui les différentes
mesures administratives à mettre en place au moment du débarquement.
Il joue un rôle important, le
25 août 1944, au cours de la libération de Paris
où il prend possession, seul avec sa femme, de l'Hôtel
Matignon, au nom du Gouvernement Provisoire.
Il fonde après la libération,
en 1944, l'Agence Européenne de Presse qu'il dirige jusqu'en
1947.
Yvon Morandat participe à la
création du Rassemblement du Peuple Français (RPF)
et militera à l'Union Démocratique du Travail (UDT)
puis au Front Travailliste.
En 1947, il entre comme attaché
de Direction aux Charbonnages de France dont il devient rapidement
chef du Service de Presse.
En 1959, il est Président du
Conseil d'Administration des Houillères de Provence et en
1963, il est Président du Conseil d'Administration des Houillères
du Nord-Pas-de-Calais.
De mai à juillet 1968, il est
secrétaire d'Etat aux Affaires Sociales dans le gouvernement
Pompidou.
En 1969, il est Président du
Conseil d'Administration des Charbonnages de France.
Membre du Conseil Economique et Social
et de la Cour des Comptes.
Président de l'Association
"Villages d'Enfants S.O.S." et de la Maison Internationale
des Jeunes.
Membre du Conseil
de l'Ordre de la Libération.
Yvon Morandat est décédé
à Marseille, le 8 décembre 1972. Il a été
inhumé à Ventabren dans les Bouches-du-Rhône.
Grand Officier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 13 juillet
1945
Grand Officier de l'Ordre National du Mérite
Croix de Guerre 39/45 (3 citations)
Médaille de la Résistance avec rosette
Officier de l'Ordre de l'Empire Britannique
Officier de l'Ordre de Léopold (Belgique)
Croix de Guerre Belge
Dernière mise à jour : le 30 mai 2002
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