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Fred Moore
Fred Moore est né le
8 avril 1920 à Brest. Son père, ancien officier
de la Royal Navy, naturalisé français
en 1926, est commerçant à Amiens dès
1921.
Après ses études
au Lycée d'Amiens, Fred Moore entre à l'Ecole
Nationale d'Optique à Morez dans le Jura.
Trop jeune pour être mobilisé,
il s'engage comme volontaire en mai 1940 au titre du Bataillon
de l'Air n° 117 stationné à Chartres,
mais ne peut rejoindre son unité.
Il rejoint Brest où ses
parents et son frère se réfugient après
avoir évacué Amiens. Refusant la défaite,
le 19 juin 1940, il quitte la France en bateau à voile
en compagnie de son jeune frère et, de Bretagne, atteint
l'Angleterre où, le 1er juillet 1940, il s'engage dans
les Forces Françaises Libres au titre des Forces Aériennes
Françaises Libres (FAFL).
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Le lieutenant Fred Moore en juillet 1944
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Titulaire de son permis de conduire depuis 1938, il est, pour cette raison, finalement affecté à la 1ère Compagnie du Train avant de prendre part à l'expédition de Dakar en septembre 1940.
Désigné pour suivre,
en décembre 1940, les cours d'élève aspirant
au camp Colonna d'Ornano à Brazzaville, il est nommé aspirant
le 14 juillet 1941 et dirigé sur Beyrouth pour
servir aux troupes du Levant.
Le 1er septembre 1941, il est affecté
chez les Spahis Marocains, comme chef du 2ème Peloton du
1er Escadron du Groupe de Reconnaissance de Corps d'Armée
(GRCA) à Damas, où il s'entraîne en vue de participer
à la campagne de Libye.
En avril 1942, il passe en Egypte
avec son unité qui devient bientôt le 1er
Régiment de Marche de Spahis Marocains. Il participe
dès lors, à la tête du 2ème peloton de
reconnaissance, à toutes les campagnes avec le 1er Escadron
du 1er RMSM. Il combat en Egypte puis en Libye.
En 1943, il se distingue en Tunisie,
notamment le 6 mars, au combat de l'Oued Gragour où il engage
résolument son peloton face à des engins blindés
ennemis en nombre supérieur et les stoppe à deux reprises.
Par cette action retardatrice, il permet au gros des troupes d'intervenir
à temps et de mettre en échec l'ennemi. En avril,
il participe aux combats autour du Djebel Fadeloun avec la Force
L du général Leclerc.
En juillet 1943, Fred Moore est affecté
pendant un mois et demi à la Garde d'Honneur du général
de Gaulle à Alger
avant de rejoindre le 1er RMSM au Maroc où se constitue
la 2ème Division Blindée.
Le 10 avril 1944, Il embarque à
Oran avec son unité à destination de l'Angleterre.
Promu au grade de lieutenant en juin
1944, il débarque en Normandie, à Grandcamp, le 2
août 1944 avec la 2ème D.B. A la tête du 2ème
Peloton du 5ème Escadron du 1er RMSM - il s'agit en réalité
du 1er Escadron rebaptisé 5ème Escadron - le lieutenant
Moore combat en Normandie. Du 15 au 29 août 1944, il met hors
de combat avec son peloton trois canons antichars allemands, capture
plus de cent prisonniers et un important matériel, ne perdant
que deux hommes au cours de ces opérations.
Lors de la libération de Paris
le 25 août 1944, il prend une part active à la prise
de l'Ecole Militaire, puis, le 27 août, à la bataille
de Dugny - Le Bourget en Seine-Saint-Denis.
S'ensuit la campagne des Vosges où avec audace et initiative,
il prend sous ses feux la route Luneville-Strasbourg, le 23 septembre 1944
à Buriville dans les combats de la forêt de Mondon,
et inflige à l'ennemi d'importantes pertes en matériel
et en hommes.
Durant la campagne d'Alsace, il participe
activement au combat de Mittellbron devant Sarrebourg le 20 novembre
et à la libération de Strasbourg le 23 novembre,
puis à la prise de Plobsheim, Krafft et Gerstheim les 28,
29 et 30 novembre.
En avril 1945, le lieutenant Moore
prend part aux opérations sur le front de La Rochelle avant
de faire route sur l'Allemagne où il participe aux derniers
combats.
Démobilisé en avril
1946, il crée une affaire d'optique à Amiens.
Promu au grade de capitaine de réserve
en 1950, Fred Moore est rappelé à l'activité
en mai 1956 et affecté au 6ème Régiment de
Spahis Marocains. Il sert en Algérie jusqu'en novembre 1956,
commandant le 4ème Escadron.
Promu successivement, dans la réserve,
chef d'escadrons en octobre 1958 puis lieutenant-colonel en 1966
et colonel en 1971. Il est chef de corps du 54ème RID de
l'Oise de 1962 à 1978.
Colonel honoraire le 8 avril 1982.
Elu député de la Somme
à Amiens (1ère circonscription) en 1958, Conseiller
technique au cabinet du Ministre de l'Industrie (1962 à 1964),
membre du Conseil Economique (1964-1966), il démissionne
de toutes ses fonctions politiques en 1969 et se consacre à
son métier d'opticien.
Vice-président national de
l'Ordre des Opticiens, administrateur de Sociétés
et PDG de la Société Industrielle de Développement
Electronique et Nucléaire (S.I.D.E.N.) de 1969 à 1974.
Délégué Général
du syndicat général de l'Optique française
ainsi que de son équivalent à l'échelle européenne,
l'Eurom, de 1977 à 1982.
En mars 2004, Fred Moore est nommé
membre du Conseil de l'Ordre
de la Libération, puis par décret du 11 octobre 2011, chancelier de l'Ordre de la Libération, succédant au Professeur François Jacob.
Le 16 novembre 2012, il est nommé par décret Délégué national du Conseil national des communes "Compagnon de la Libération".
Grand Croix de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre
1945
Croix de Guerre 39/45 (nombreuses citations)
Médaille des Evadés
Médaille Coloniale avec agrafes "Libye",
"Tunisie"
Croix du combattant Volontaire 39/45
Croix du combattant Volontaire de la Résistance
Officier des Palmes Académiques
Médaille des Services Militaires Volontaires
Médaille Commémorative des Services Volontaires
dans la France Libre
Médaille Commémorative des Opérations
de Sécurité et de Maintien de l'Ordre en Algérie
Presidential Unit Citation (USA)
Officier du Nicham Iftikar (Tunisie)
Dernière mise à jour : le 22 janvier 2012
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