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Philippe Auboyneau
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Philippe Auboyneau est né
le 9 novembre 1899 à Constantinople où son père
était directeur de la Banque Ottomane.
A 17 ans et demi, en 1917, il
entre à l'Ecole Navale et, de mars à novembre
1918, participe, comme enseigne de vaisseau, aux patrouilles
en Manche à bord du torpilleur Typhon.
Les dix années suivantes,
il sert au Moyen et Extrême Orient où il commande
notamment l'Alidade, bâtiment hydrographe, puis
la canonnière Doudart de Lagrée sur le
Yang-tse Kiang.
Après un séjour
en France au Ministère de la Marine, Philippe Auboyneau
entre à l'Ecole de Guerre Navale et en sort sous-chef
d'Etat-Major de la Flottille des Torpilleurs de l'Atlantique. Capitaine de corvette, il est ensuite nommé sous-chef d'Etat-Major des Forces Navales d'Extrême-Orient à Saigon où il se trouve au moment de la déclaration de guerre en 1939.
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Philippe Auboyneau
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Il est alors chargé de plusieurs missions de liaison auprès des alliés britanniques.
Au moment de l'armistice, capitaine de frégate, il est officier de liaison sur le cuirassé britannique Warspite et joue un rôle important dans les négociations délicates entre l'amiral Cunningham et l'amiral Godfroy.
Il est le principal artisan du "
Gentlemen Agreement " signé entre les deux amiraux
qui règle la situation de l'escadre française d'Alexandrie.
Mais, refusant la défaite, Philippe Auboyneau rallie Londres
et les Forces Françaises Libres le 20 juillet 1940.
Après avoir réarmé
le Triomphant, il commande ce croiseur léger dans
le Pacifique. Après plusieurs missions en Atlantique, il
est promu capitaine de vaisseau et nommé au commandement
des Forces Navales Françaises Libres dans le Pacifique, toujours
à bord du Triomphant.
Au moment de l'entrée en guerre
du Japon, alors qu'il se trouve en Australie, il prend part à
plusieurs opérations dans le Pacifique sud auprès
de la flotte australienne. Il effectue en particulier un raid à
proximité immédiate des bases occupées par
la marine japonaise, afin d'évacuer les garnisons des îles
Nauru et Ocean.
Rentré à Londres en
avril 1942, le contre-amiral Auboyneau est nommé au commandement
des Forces Navales Françaises Libres. Egalement Commissaire
National à la Marine, il inspecte alors les unités
navales françaises en Afrique Equatoriale, au Levant, à
Djibouti et à Madagascar.
A l'issue des combats en Afrique du
Nord, il est nommé Chef d'Etat-Major Général
Adjoint de la Marine puis Major Général au moment
de l'arrivée du Gouvernement Provisoire à Alger. Il
est alors l'un des principaux artisans de la fusion entre les FNFL
et la Marine d'Afrique du Nord.
Il quitte bientôt ces fonctions
pour prendre le commandement de la 3ème Division de Croiseurs,
à la tête de laquelle il participe au débarquement
de Provence en août 1944.
En 1945, vice-amiral, il commande
les Forces Navales d'Extrême-Orient ; à ce titre, il
transporte et soutient les troupes du général Leclerc
dans le Sud-Annam et dirige l'opération de débarquement
au Tonkin.
Membre du Conseil Supérieur
de la Défense Nationale et Membre du Conseil Supérieur
de la Marine, Philippe Auboyneau est nommé ensuite Inspecteur
Général des Forces Maritimes et Aéronavales.
Par la suite il retourne en Indochine pour commander à nouveau
les Forces Maritimes d'Extrême-Orient
En 1955, il est nommé commandant
en chef des Forces Maritimes Françaises en Méditerranée.
Son dernier poste.
Membre du Conseil de l'Ordre de la
Légion d'Honneur.
L'Amiral Philippe Auboyneau est décédé
à Paris, le 22 février 1961. Ses obsèques se
sont déroulées en l'Eglise Saint-Louis-des-Invalides,
en présence du général de
Gaulle, Président de la République. Il a été
inhumé à Marly-le-Roi dans les Yvelines.
Grand Croix de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 26 septembre
1945
Croix de Guerre 1939-45 (2 citations)
Médaille de la Résistance avec rosette
Médaille Commémorative de la Grande Guerre
Médaille Commémorative de Syrie-Silicie
Legion of Merit (USA)
Commandeur de l'Ordre du Bain (GB)
Chevalier de l'Ordre de la Couronne de Roumanie
Croix de Guerre Roumaine
Grand Officier de l'Ordre du Nicham Iftikar
Officier de l'Ordre Royal du Cambodge
Dernière mise à jour : le 21 septembre
2001
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