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Eugène Déchelette
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Alias : Chasseigne – Ellipse –Digonnet – Emile Perrichon
Fils d’industriel, Eugène Déchelette est né le 5 janvier 1906 à Roanne dans la Loire.
Licencié en droit et diplômé de l'Ecole des sciences politiques, il est employé avant de devenir ensuite administrateur d'une société de textiles familiale (S.A. Déchelette-Despierres) à Roanne.
Mobilisé comme officier de réserve en août 1939 au 216e Régiment d’artillerie à Clermont-Ferrand, il participe à la campagne de 1940 en Lorraine, Belgique et Hollande.
Fait prisonnier à Lille, il s'évade dans des conditions difficiles et rejoint Londres le 31 juillet 1940. Il s'engage immédiatement dans les Forces françaises libres. |
Eugène Déchelette |
Officier de liaison à l’Etat-major particulier du général de Gaulle à partir de janvier 1941, il rejoint l’état-major du 2e Bureau (services secrets) le 1er avril 1941. Promu capitaine, il est affecté comme officier de renseignement, chef du 2e Bureau, au haut-commissariat du Pacifique auprès du capitaine de vaisseau Thierry d'Argenlieu et arrive à Nouméa en août 1941.
En juin 1943, à l’issue de la mission d’Argenlieu, il rentre en Grande –Bretagne et est affecté au Bureau central de renseignements et d’action (BCRA). Il se porte alors volontaire pour une mission en territoire occupé par l'ennemi.
Durant son parachutage le 29 janvier 1944 près de Limoges, il se fracture la cheville.
Délégué militaire régional de la région R5 qui comprend les départements de la Corrèze, de l'Indre, de la Haute-Vienne et de la Dordogne, sous le nom d'Ellipse, il joue un rôle important auprès des maquis du Limousin que dirige Georges Guingouin.
Dans une situation rendue difficile
par la multiplicité des mouvements de résistance,
il entreprend d'organiser, en les unifiant, tous les éléments
et unités de la résistance militaire. Il assure aussi
la mise en place et l'exécution de tous les plans en vue
du jour J. Dès le 6 juin, il parcourt sans relâche
la région, assurant par ses contacts une unité de
commandement effective et l'organisation d'un état-major
Régional.
Il participe activement à la
libération des principales villes de la région dont
il a la charge. Lors de la campagne de répression entreprise
par une colonne allemande dans le département de la Creuse
entre le 14 et le 23 juillet 1944, il se rend personnellement sur
les lieux et réussit, dans les pires conditions, à
regrouper les FFI et à les préparer pour les prochains
combats.
Après avoir fait partie de
la Mission Chaban-Delmas, il est démobilisé
en 1946 avec le grade de lieutenant-colonel honoraire.
Eugène Déchelette reprend
alors ses fonctions à la S.A. Déchelette-Despierres
dont il devient le PDG Cette société étant
absorbée en 1966 par le groupe Dolfuss-Mieg, il conserve
ses fonctions de PDG jusqu'en 1971.
Il exerce ensuite les fonctions de
Conseiller Technique auprès de sociétés de
tissage tout en possédant également un élevage
de bovins en Saône et Loire.
Eugène Déchelette est
décédé le 8 novembre 1973 à Troyes lors
de son retour du pèlerinage annuel à Colombey-les-Deux-Eglises,
organisé par la Chancellerie de l'Ordre de la Libération.
Il a été inhumé le 11 novembre 1973 à
Saint-Didier-en-Brionnais par Marcigny (Saône-et-Loire).
Officier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre
1945
Grand Officier de l'Ordre National du Mérite
Croix de Guerre 39/45
Médaille de la Résistance
Officer of the Legion of Merit (USA)
Officer of the British Empire (GB)
Dernière mise à jour : le 17 octobre 2009
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