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Hervé Coué
Hervé Coué est
né le 2 octobre 1919 à Vieil Baugé (Maine
et Loire) ; son père, chef de poste, meurt alors qu'il
n'a que 13 ans, ce qui l'oblige à abandonner l'école
pour être apprenti dans une imprimerie.
Engagé à 18 ans
il est en Syrie à la déclaration de la guerre
de 1939 et sert au 3e Bataillon du 24e Régiment d'Infanterie
Coloniale (24e RIC).
Mais quand survient l'armistice,
son bataillon qui est alors à Chypre, refuse de se
rendre et décide de continuer la lutte.
Emmené
par le capitaine Lorotte, le 3e Bataillon refuse de retourner
à Tripoli et se rassemble à Nicosie où
il est reçu avec enthousiasme par les Britanniques
en juillet 1940.
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Hervé Coué
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Réunis au camp de Moascar, et rejoints par la compagnie du capitaine Folliot, les volontaires français décident de prendre le nom de 1er Bataillon d'Infanterie de Marine (1er BIM) et constituent, pour les Britanniques, le premier élément des Free French (Français Libres).
Hervé Coué est alors condamné à mort et à la confiscation de ses biens par Vichy.
Avec le 1er BIM, puis le Bataillon
d'Infanterie de Marine et du Pacifique (BIMP), et aux côtés
de la 8e Armée Britannique, Hervé Coué participe
aux combats d'Afrique : il est en Syrie en juin 1941 puis en Libye
et à Bir-Hakeim en mai-juin 1942 et à El Alamein en
octobre 1942 où il est cité à l'ordre du corps
d'armée après avoir "aidé un camarade
à dégager le corps de son chef de section mortellement
blessé, sous un feu intense de mitrailleuses et de grenades".
Après El Alamein, le BIMP est
la seule unité française, avec une colonne volante
de chars et d'automitrailleuses des spahis marocains, à être
détachée auprès de la VIIIème armée
britannique pour prendre part à la poursuite offensive de
l'ennemi qui s'amorce dès le 5 novembre 1942 et se poursuit
jusqu'en Tunisie.
Le caporal-chef Coué avec le
BIMP force la ligne Mareth et compte, le 13 mai, parmi les vainqueurs
de Takrouna.
Il se marie en Tunisie le 18 décembre
1943. Un de ses chefs lui propose la sécurité d'un
secrétariat dans un bureau d'Etat-major ce qu'il refuse absolument.
Il n'hésite pas et s'embarque, en avril 1944, pour l'Italie
avec la 1ère Division Française Libre et au sein
du Bataillon de Marche N° 21 (BM 21).
Au lendemain du débarquement
de Provence, c'est sur le sol français, pendant les combats
de Hyères le 21 août 1944, que le caporal-chef Hervé
Coué est tué dans un corps à corps à
la grenade.
Il est inhumé au cimetière
de Villedaigne (Aude).
Chevalier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération -
décret du 29 décembre 1944
Croix de Guerre 39/45
Médaille Coloniale
Dernière mise à jour : le 24 décembre
2003
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